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Elections présidentielles : comment l’immobilier est abordé dans les programmes ?

Les élections présidentielles approchent ! Le 10 avril, tous les citoyens français sont appelés aux urnes pour choisir le futur Président de la République française. Nous avons décortiqué les programmes des 12 candidats pour connaître leurs ambitions dans le domaine de l’immobilier. Coup de projecteur sur les objectifs de chacun.

Hétérogénéité est sans doute le mot le plus juste pour qualifier les programmes des candidats tant les propositions diffèrent d’un parti à un autre sur le fond et la forme. Si certains font complètement l’impasse sur le sujet. C’est le cas d’Éric Zemmour (sans parti), de Jean Lassale (sans parti) et Philippe Poutou (candidat trotskiste), les 9 autres candidats y accordent une place variable dans leur programme. Selon leur couleur politique, le thème de l’immobilier est abordé sous un jour social, écologique, économique, géographique.

Emmanuel Macron

Pour le président sortant Emmanuel Macron (candidat de la République en marche) qui a présenté officiellement son programme le 17 mars, son programme immobilier s’articule autour de deux axes : social et écologique. Sur le volet social, son programme précise qu’il souhaite construire plus de logements dans les zones tendues et « là où il le sera nécessaire », explique-t-il. Il y détaille vouloir définir des zones de priorités absolues de construction avec un État qui pourrait « se porter opérateur d’intérêt dans ces zones ». Emmanuel Macron souhaite également faciliter l’accès au logement pour les jeunes et les actifs en mobilité en mobilisant les bailleurs sociaux pour qu’ils construisent 80 000 logements HLM et en mettant au point un bail de mobilité professionnelle. Autre proposition : maintenir la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain), et renforcer l’intermédiation locatives (logements privés confiés en gestion à des associations), pour accroître les logements destinés aux ménages disposant de ressources modestes.
Sur le volet vert de son programme immobilier, son objectif est de rénover la moitié des logements-passoires dès 2022. Il proposerait par ailleurs, aux ménages en précarité énergétique un audit énergétique gratuit.

Anne Hidalgo

La candidate du parti socialiste, Anne Hidalgo, a, elle aussi des objectifs sociaux et écologiques pour l’immobilier. Elle propose, l'encadrement des loyers dans toutes les zones tendues et la revalorisation des aides aux logements. Elle souhaite également augmenter rapidement l’accès à des logements abordables avec un taux de logements sociaux de 25%. Sur l’axe écologique, elle milite pour un rénovation énergétique globale avec la mise en place d'une « prime climat à la pierre » pour aider les ménages à réaliser des travaux d'économie d'énergie. Cette prime serait composée d'une subvention et d'une avance remboursable pour permettre le financement du reste à charge. Dans le domaine de la copropriété, elle précise qu’elle voudrait voir évoluer les règles de majorité pour faciliter les travaux de rénovation énergétique et qu’il y ait la possibilité de faire réaliser les travaux de rénovation énergétique par un OFS (Organisme de foncier solidaire) avec un remboursement progressif par les occupants.

Yannick Jadot

Yannick Jadot, le représentant EELV, (Europe Écologie Les Verts) porte un programme fortement teinté écologie et social. À ce titre, il annonce vouloir mobiliser 10 millions d’€ pour la rénovation énergétique des logements. Objectif visé : réduire de moitié la facture énergétique des habitations. Il aimerait également un accès au droit à la rénovation gratuite pour les locataires. Dans le domaine de la copropriété, il souhaite une évolution des règles de majorité pour faciliter les travaux de rénovation énergétique. Dans une volonté sociale, son programme détaille que l’impôt sur la succession serait payé en fonction de ce que chacun perçoit à partir d’un seuil de 200 000€. Par ailleurs, pour améliorer l’offre de logement il souhaite construire 700 000 nouveaux logements sociaux et développer un encadrement des loyers dans les zones tendues. Enfin, il voudrait qu’une garantie universelle des loyers se substitue aux cautions existantes sur le marché de la location.

Jean-Luc Mélenchon

Les deux piliers du programme immobilier de Jean-Luc Mélenchon candidat de l'Avenir en commun sont le social et la rénovation énergétique. Il dévoile ainsi vouloir relancer la construction de logements sociaux avec la « création de 200 000 logements publics/an pendant 5 ans aux normes écologiques les plus ambitieuse ». Il défend également l’encadrement des loyers partout sur le territoire et à la baisse dans les grandes villes. Il envisage de rehausser le quota des logements sociaux fixé par la loi SRU à 30% et de sanctionner les communes qui ne respecteraient pas cette loi. Il veut également rénover tous les logements passoirs thermiques et lutter contre les logements indignes à travers une obligation pour les loueurs de disposer d’un permis de louer. La restauration des aides publiques pour les HLM, la réquisition de logements vides pour les remettre sur le marché dans les conditions d’un logement décent sont deux autres de ses prérogatives. Il aimerait enfin mettre en place une fiscalité plus exigeante pour les plus aisés en rétablissant l'ISF, en instaurant un impôt sur les hautes transactions immobilières avec une taxe progressive qui servirait à financer la lutte contre le logement indigne.

Fabien Roussel

L’une des premières mesures annoncées dans le programme du communiste, Fabien Roussel concerne l’abrogation de la loi Elan (pour rappel l’objectif de cette loi est de faciliter la construction de nouveaux logements et protéger les plus fragiles), mais souhaite que la vente de logements sociaux soit interdite. Il veut aussi renforcer les sanctions à l’encontre des communes qui ne respecteraient pas l’obligation de 25% de construction de logements sociaux prévue par la loi SRU. Il estime également que les loyers doivent être encadrés et qu’une quittance ne peut dépasser 20 % des revenus du foyer. Autre annone de son programme : la construction de 200 000 logements sociaux chaque année, avec à terme 30 % de logements sociaux minimum qui devrait se situer en zone urbaine. Son programme précise également qu’il souhaite allouer 10 milliards chaque année, à la rénovation de 700 000 logements. Enfin, il veut créer un service public national et décentralisé du logement, de l’habitat et de la ville sans préciser à quoi il servirait.

Valérie Pécresse :

La candidate LR (les Républicains), Valérie Pécresse candidate focalise quant à elle ses engagements autour de deux ambitions : libérer des contraintes et aller vers une France de propriétaires. Pour y parvenir, elle défend l’idée de la pérennisation et du renforcement du PTZ notamment dans les zones rurales. Elle milite pour que tous les travailleurs exclus de prêt quel que soit leur statut salarial (CDD, intérim, créateurs d’entreprises…), et qui ne répondent pas aujourd’hui aux critères des banques puissent y avoir accès. Dans ce cadre, elle aimerait mettre en place une caution solidaire qui servirait de garantie auprès des banques. Elle aimerait aussi élargir le bail réel solidaire pour que les plus jeunes puissent se constituer un capital. Autre mesure annoncée : le rétablissement de l’APL accession dont la mission est de faciliter le remboursement d’un prêt immobilier pour les familles modestes. Parallèlement elle souhaite relancer la construction de logements sociaux en réduisant la TVA sur la construction de 10% à 5,5% tout en desserrant l’étau de la loi SRU pour que les communes puissent décider du pourcentage de logements sociaux sur leur territoire. Autre annonce, celle de diviser par deux le nombre de bureaux vacants d’ici 2030 en levant les blocages administratifs pour permettre l’intégration systématique de la transformation de bureaux en logements au sein des PLU.

Marine Le Pen

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement National se fixe comme premiers axes de remodeler le PTZ en proposant aux couples dont la moyenne d’âge est inférieure à 30 ans, et dont l’un des deux membres est Français, un prêt public à taux zéro sur dix ans de 100 000 euros au maximum pour compléter chaque prêt immobilier. Un PTZ qui pourrait aussi être élargi aux couples ayant trois enfants, mais cette fois sous forme de subvention. Elle défend également l’idée d’un plan de réhabilitation dans l’ancien avec des aides ciblées, sans préciser lesquelles.
Sur le volet construction, elle annonce vouloir bâtir 100 000 logements sociaux par an dont 20 000 en faveur des étudiants et jeunes travailleurs. Elle cible enfin des avantages fiscaux avec l’exonération de l’impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans, la suppression de l’impôt sur la fortune immobilière, la suppression des impôts sur l’héritage direct pour les familles modestes et de classes moyennes, un abattement de 100 000€ tous les 10 ans sur les droits de donation entre parents/enfants et grands-parents/petits enfants et un abattement de 300 000 € sur les droits de succession pour permettre aux héritiers de conserver le patrimoine immobilier familial.

Nathalie Arthaud

Davantage encline à ce que l’Etat gère plus de choses, la candidate de lutte ouvrière développe un axe très social de l’immobilier. En tête de proue, elle milite pour que l’État construise davantage de logements sociaux sans passer par les « capitalistes du bâtiments ». Elle veut « garantir des loyers accessibles aux classes populaires ». Enfin, elle annonce vouloir réquisitionner les appartements ou les bureaux appartenant à de grands groupes pour les transformer en logements sociaux.

Nicolas Dupont-Aignant

Nicolas Dupont-Aignant, représentant du parti Debout la France défend une France des propriétaires. À ce titre, il souhaiterait que 70% des Français soient propriétaires de leur logement. Pour y parvenir il vise 800 000 primo-accédants chaque année. Autre ambition : permettre aux Français de vivre là où ils le souhaitent en adaptant l’offre de logement à leur besoin. Dans ce cadre, il émet les idées suivantes : rapprocher emplois et logements, débloquer le marché de la location pour les étudiants et les retraités et permettre à 1 million de Français de s’établir à la campagne. Il voudrait également renforcer l’impact du PTZ en augmentant la période de différé d’amortissement, y compris pour les tranches de revenus médians et en le réservant au neuf ou à l’ancien réhabilité. Sur le volet social, il souhaiterait donner les moyens aux communes de faire du logement social « en direct » sans passer par un bailleur social et revoir de fond en comble la loi SRU.
En parallèle, il voudrait supprimer les droits de successions sur la résidence principale, réduire le délai d’exonération d’impôts sur les plus-values et les cotisations immobilières à 10 ans, rétablir l’impôt sur les très grandes fortunes en excluant la résidence principale et en permettant de déduire tous les investissements dans des entreprises et les organismes localisant leur production en France et plafonner les impôts sur les revenus immobilier à 35 %.

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